23 Février
Théâtre de Galafronie
Massalia
Mohamed Bari Didier de Neck / Pierre Sartenaer
Guy Carbonnelle
Karim Baggili
Marianne Hansé
Mohamed Bari et Didier de Neck
Mohammed Al Mokhlis Chaouni Ahmed Khaili Karim Baggili / Olivier Cima
Mardi 23 février à 14h30 Jeudi 25 février à 10h et à 14h30
1h10
- Qu’est-ce qu’on va raconter ?
- Une petite fille qui veut connaître le monde.
- Le monde ? C’est grand.
- Oui, c’est énorme.
Le monde pour une petite fille
C’est quelques gens, quelques maisons
C’est un village.
Ce jour-là, dans le village tout rouge, une porte s’ouvre.
Zahra a 5 ans. Elle sort pour aller chez l’Hadj.
Sur le chemin qui monte, Zahra rencontre la femme qui chante, le
rabbin, le vendeur de
bougies...
Puis, elle passe près du cimetière.
Didier De Neck. Après des études de droit et de criminologie, un passage au
Conservatoire de Bruxelles, il rejoint le Théâtre des Jeunes de la Ville de
Bruxelles. En avril 1978, il cofonde le théâtre de Galafronie.
Collaborateur permanent au sein de la compagnie depuis cette date, il participe comme co-auteur, comédien, metteur en scène à bon nombre de ses spectacles.II parraine et assure le suivi artistique de productions théâtrales portées par des équipes plus jeunes : “Grenstraat 41 rue de la limite”, “L’Hafa”, “Lost Cactus”.
Mohamed Bari
Je suis né 11 mois avant la mort du général Franco, à Casablanca (Maroc).
J’ai commencé mes études dans une école coranique, je les ai terminées dans
une Faculté de droit.
Comme au Maroc, ma vie en Europe a commencé très religieusement : les cloches de la cathédrale me rassuraient.
Mon séjour en Espagne a été 4 ans de stage ; comment vivre avec les blancs ?
alors que les Espagnols ne sont pas si blancs que ça… J’ai dû laisser mon vice
du théâtre de côté : un Marocain qui en plus fait du théâtre, je vous jure qu’en
Espagne c’est mal vu. J’ai retroussé mes manches, j’ai travaillé avec mes
mains, et j’ai même élevé des porcs.
J’ai acheté ma première voiture le jour de la mort du roi Hassan II (roi du
Maroc).
Un jour, j’ai pris ma voiture et j’ai continué ma cavale, par hasard je me suis arrêté en Belgique, faute de diesel dans la voiture. Dans ma cavale, j’ai rencontré un jour Didier de Neck et c’est lui qui m’a remis à nouveau sur le chemin de Molière. Ma cavale s’arrête ici en Belgique.